• Agnis, les Maigres, le Marquis

    Comme le Sud de la Sainte Baume ou le massif de Siou Blanc, le plateau d'Agnis est un lieu aujourd'hui sauvage mais qui,  il y a moins d'un siècle, abritait des bergers, des bûcherons, des charbonniers, des enguentiers, ...  Il reste de cette activité de nombreux vestiges dont beaucoup, sur ces terrains karstiques où l'eau est rare et précieuse, concernent son accès et son stockage. Nous allons aujourd'hui en visiter quelques uns.

    On démarre du lieu-dit la Marseillaise qu'on rejoint par une petite route goudronnée (contrairement à ce que laisserait penser la carte IGN) qui part de la D2 reliant Méounes à Signes. Il y a quelques places de parking en face d'un centre hippique.

    Agnis, les Maigres, le Marquis

     Rappel : passer le pointeur sur les images pour voir les légendes. Cliquer sur les images pour les agrandir

     

    On suit le parcours commun aux GR 51 et 99 en direction du vallon d'Agnis qu'on remonte sur quelques kilomètres pour atteindre le plateau.

    A l'entrée du vallon d'AgnisCouleurs d'automne dans le vallon d'Agnis

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Dans le vallon d'AgnisL'ancienne ferme de Ponchin

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Un peu avant la fin de la montée on prend sur la gauche une variante du GR. Un panneau comminatoire la déconseille en période de chasse, mais il n'y a aujourd'hui aucun signe de battue en cours.  Après une bonne centaine de mètres on arrive sur le site de la bergerie des Maigres, édifice restauré adossé à un gros rocher. Son occupation est très ancienne, comme en témoignent des peintures néolithiques sur les parois du rocher (plus sur le site de l'ASER du Centre Var, ICI ). Derrière le bâtiment restauré on trouve quelques ruines et une citerne.

    La bergerie des MaigresA travers la grille de protection du site, l'intérieur de la bergerie

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Les ruines d'un cabanon à deux étagesLa citerne

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    De retour sur le GR principal on arrive rapidement au Jas du Mûrier dont il reste des ruines couvertes de lierre et envahie par les ronces. En partie basse une cave voûtée est encore accessible et là aussi il y a une belle citerne.

    Le Jas du MûrierL'entrée de la cave voûtée

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    La citerne à l'intérieur de la cave Le terre-plein devant les ruines

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Après un pique-nique manquant singulièrement de soleil devant les ruines, on continue en direction du Marquis. Au bord du chemin, dans un bosquet dense et moussu, il s'agit des restes d'un site pastoral composé de bâtiments et de rochers aménagés. L'élément le plus intéressant est une samble adossée à une anfractuosité du rocher (la "baignoire du Marquis"). Quelques restes de maçonnerie sur ses bords témoignent sans doute d'une ancienne couverture.

    La citerne du marquisLa citerne du Marquis

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    On passe ensuite au ragage du Marquis, puits peu profond dont l'entrée est jonchée de détritus divers. En fait il y a  deux gouffres du Marquis : celui-ci, sans intérêt, et un autre non indiqué sur la carte IGN, voisin des ruines précédentes et apprécié des spéléologues ( ICI ). On continue vers le Sud, sur une piste en forêt et en assez forte montée sur quelques centaines de mètres. Avec cette météo maussade, je renonce à faire un détour vers le sommet des Maigres d'où, par beau temps, on aurait une vue lointaine vers le Nord et les sommets du Moyen et du Haut-Var.

    A la cote 797 se trouve un parking de chasseurs au delà duquel le chemin indiqué en gras sur la carte IGN se révèle être un sentier étroit qui semble en voie de fermeture. Il descend d'abord fortement vers le Sud à travers les bois puis tourne à l'Est dans un environnement plus dégagé pour contourner un ressaut, et enfin s'oriente à nouveau au Sud, pratiquement de niveau jusqu'à rejoindre la variante du GR qu'on va suivre jusqu'au parking.

    Au passage on fait un court détour pour visiter sur la droite une citerne qui elle aussi a dû être couverte à en juger par les restes du mur frontal percé d'une ouverture. La suite du parcours se déroule entre deux haies de bruyères fleuries, avec de belles échappées sur la plaine de Signes. A l'arrivée, un peu moins de 11 km et 400 m de dénivelé .

    Encore une citerneLa plaine de Signes

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Sur le chemin du retourAu milieu des bruyères en fleurs

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    La fleur du jour est évidemment cette bruyère multiflore (Erica multiflora, famille des éricacées) qui à l'automne illumine tous les massifs calcaires, des Calanques au plateau d'Agnis.

    Bruyère multiflore

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  • Commentaires

    1
    DanJacq
    Dimanche 18 Novembre 2018 à 19:10

    Plein les yeux comme d'habitude !!!

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