• Au dessus du canyon d'Anisclo

    Après la vallée d'Ordesa, nous allons aujourd'hui sur le plateau qui domine le canyon d'Anisclo pour y trouver une ambiance toute différente.

    Après les 20 km parcourus hier, c'est un plaisir de prendre le bus qui part de Nérin et conduit les touristes aux belvédères de la Sierra de las Cutas. Il n'y a pas trop de monde et il peut nous prendre et nous déposer au passage au Cuello Arenas, nous épargnant ainsi une montée de près de 700 m tout en nous permettant de profiter quand même du paysage.

    Au dessus du canyon d'Anisclo

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    Nous partons en faible montée sur une vague piste qui laisse le refuge sur notre gauche, au milieu d'une vaste étendue plane couverte d'une herbe rase et bien verte. La vue est dominée par la chaîne qui nous sépare de la vallée de Pineta : d'Ouest en Est, le Cylindre du Marboré, le Mont Perdu, le pic d'Anisclo ("Soum de Ramond"), la Punta de las Olas, le Col d'Anisclo, le Zucon, les "Tres Marias". Ce panorama somptueux (les quatre sommets Ouest sont à plus de 3000 m) va nous accompagner pendant une bonne partie de la balade.

    Le départ vers le refugeOn laisse le refuge sur notre gauche

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Nous dépassons la Mallata ("cabane") Sesé puis nous descendons une bonne cinquantaine de mètres pour trouver un endroit d'où on peut découvrir la totalité de la Faja Pardina dont le parcours il y a quelques années nous a laissé un souvenir toujours vivace. Il s'agit d'une vire le plus souvent à flanc de falaise, parfois étroite, qui longe le ravin sur environ 2 km, le dominant à la fin de plusieurs centaines de mètres, jusqu'à son confluent avec le canyon d'Anisclo ( ICI ).

    L'entrée du ravin de PardinaLa Mallata Sesé

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    partie Ouest de la Faja Pardina (en jaune)

    Faja Pardina (1/5)Faja Pardina (2/5)

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    partie Est, jusqu'au confluent avec le canyon d'Anisclo :

    Faja Pardina (3/5)Faja Pardina (4/5)Faja Pardina (5/5)

     

    Après cette longue et agréable séquence "souvenirs" nous poursuivons plein Sud en ne nous éloignant pas trop du pied de la Estiba pour éviter les ravins qui se creusent plus ou moins vers le canyon. Nous découvrons progressivement les sommets vers l'Est et le Sud (Castillo Mayor, plus loin le Cotiella, puis les Sestrales et le Mondoto).

    Vers le Sud-EstVue vers l'Est

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Vers le SudAu bord du canyon d'Anisclo

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    A l'approche du Mondoto, nous rejoignons les bords du canyon dont le fond, plus de 600 m plus bas, nous reste invisible.

    Au bord du canyon d'AniscloLe Mondoto

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Au bord du canyon d'AniscloAu bord du canyon d'Anisclo

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Un bouquet d'aulnes (les premiers arbres feuillus rencontrés depuis le départ, si on excepte les buissons de buis) nous offre son ombre fraîche pour un lieu de pique-nique agrémenté d'une vue cinq étoiles vers le Nord.

    Le lieu du pique-niqueEt sa vue vers le Nord

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Après cette halte nous partons vers l'Ouest pour retrouver le sentier d'accès au Mondoto depuis Nerin, que nous prenons en descente. Le paysage a radicalement changé : sur ces pentes exposées au Sud, les "erizones" (genêt hérissé, Echinospartum horridum, famille des fabacées) couvrent sol et rochers de leurs coussins (enfin, attention, ne pas s'asseoir dessus ! ) jaune d'or, en alternance avec les buis et quelques pins isolés.

    Au début de la descenteSur le sentier, vers le Sud

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Sur le sentier, vers le SudTout en bas, Nerin

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Arrivés sur la piste, nous la remontons sur une bonne centaine de mètres pour rendre visite à une station de saxifrages à longues feuilles repérée ce matin depuis le bus (photos dans la galerie), avant de descendre jusqu'à notre voiture, au terme d'une balade facile et somptueuse d'environ 11 km, 200 m de montée et 700 m de descente.

    Sur le sentier, vers l'Est"Coussins" d'Erizones

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Dans un mois, toutes ces prairies seront couvertes des fleurs bleues des iris des Pyrénées (photo  ICI ) dont seules les touffes de feuilles sortent en ce moment du sol. En attendant, beaucoup de fleurs rases ou de petite taille (ononis, géranium, érodium, boutons d'or, ...) et encore des ramondias dans les anfractuosités des rochers. Les photos sont dans la  galerie, mais en voici deux ci-dessous :

    La jacinthe améthyste est une petite liliacée (d'environ 15 cm de haut) qui est en fait bleue et non violette. Elle est en ce moment très abondante, aussi bien dans les prairies qu'au fond des vallées.

    Jacinthe améthyste

     

    La nigritelle noire est une orchidée beaucoup moins fréquente dont nous avons trouvé près de notre lieu de pique-nique une station bien fournie : plusieurs dizaines de fleurs sur moins de 100 m2. Bien qu'elle appartienne au genre Gymnadenia on la désigne souvent sous le nom d'orchis vanille en raison du parfum qu'elle dégage.

    Nigritelle noire

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