• Autour de Seillans

    Dans l'Est varois, après Ampus la semaine dernière, c'est aujourd'hui Seillans qui reçoit notre visite. R. Decugis (in Le Var par vallons et collines) décrit un "petit tour" qui a l'air bien sympathique. Et comme Seillans est classé parmi les plus beaux villages de France, ce n'est pas un grand risque que d'engager ce long déplacement.

    Nous garons la voiture en bas du village, au pied de la Magnanerie, aujourd'hui une maison d'hôte dont le nom est, avec les nombreux mûriers que nous rencontrerons dans la campagne environnante, un des derniers témoins d'une florissante industrie de la soie dans la deuxième moitié du XIX ème siècle.

    Autour de Seillans

    Passer le pointeur sur les images pour voir les légendes. Cliquer sur les images pour les agrandir

     

    Nous rejoignons le tracé balisé qui conduit à la Chapelle Notre-Dame de l'Ormeau, édifice cistercien qui date de la seconde moitié du XII ème siècle. Elle abrite un très beau retable du XVI ème, mais, pour la visiter, il faut remplir deux conditions : être au moins cinq et venir un Jeudi matin. Aucune des deux n'étant réunie, nous nous devons nous contenter d'un coup d'œil extérieur.

    Seillans, vu depuis le parkingPour arriver à N.-D. de l'Ormeau, on longe cette remarquable allée de chênes

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Notre-Dame de l'OrmeauNotre-Dame de l'Ormeau. L'abside

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Notre-Dame de l'OrmeauL'ancienne gare de Seillans

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Nous traversons la route de Fayence et prenons le chemin de la gare, qui suit le tracé de l'ancienne voie de chemin de fer. Après un peu plus de 500m, sur la gauche, la calade de la Garenne, bien pentue,  nous mène au chemin des Adrechs. Par une suite de routes, chemins et sentiers bordés par de superbes propriétés nous arrivons au point le plus oriental du circuit, où se trouve un bel oratoire.

    Au bord du cheminUn vieux puits au milieu des oliviers

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Panorama vers le Sud. Au second plan, Fayence. Au fond, les sommets de l'EstérelL'oratoire

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    A partir de là nous quittons la campagne pour une forêt dense. D'abord au milieu des pins garnis jusqu'à leur cime par les lianes de la salsepareille puis, après avoir traversé un roncier où le sentier se perd un peu (cote 462), sur le flanc droit du vallon de la Camandre où les chênes prennent progressivement le dessus.

    Les pins envahis de salsepareilleDans le vallon de la Camandre

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Le sentier se rapproche de la rivière et nous faisons la pause dans une clairière au bord de l'eau, puis, après avoir traversé à gué, nous arrivons à un pont qui nous fait repasser en rive droite.

    La CamandreLa Camandre

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    La piste sort rapidement de la forêt, traverse le hameau du Cuinier et rejoint la D53. Nous la quittons au lacet suivant pour un chemin en balcon sur les pentes qui tombent du Plan de Canjuers, 500 mètres plus haut. Cette piste, souvent ombragée par de grands chênes,  offre des panoramas étendus vers le Sud, la plaine de Fayence, les sommets de l'Estérel , la chaîne qui va du pic de la Gardiette au Rouet, et, au delà, la mer dans le golfe de Fréjus et même la baie de Cannes.

    Vers le hameau du CuinierLa chapelle du Cuinier

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Vue vers le SudVue vers le Sud-Est (au second plan, Fayence)

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Un panneau en bois ("Seillans par la parfumerie") signale le chemin qui, par quelques longs lacets, nous ramène vers le village. Nous passons effectivement devant les bâtiments abandonnés d'une ancienne usine de parfum au lieu-dit "le Foulon" puis atteignons le village près de la Porte Sarrasine. Nous flânons un peu dans les vieilles rues en commençant par la rue du Valat qui suit le tracé des anciens remparts sur lesquels se trouvait la porte et après quelques haltes près des fontaines (Font d'Amont, place du Thouron) nous regagnons le parking au bout d'une balade facile, agréable et variée, de 14 km et un peu plus de 300 m de dénivelé.

    La friche de l'usine de parfumLa porte Sarrasine (derrière, on devine la font d'Amont)

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    La font d'AmontLa rue du Valat (vers l'intérieur du village)

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    La rue du Valat (vers l'extérieur)La place et la fontaine du Thouron

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Des fleurs ? Il y en avait bien quelques unes mais le choix est facile : ce sont celles de la salsepareille (Smilax aspera, famille des smilacacées), très odorantes et dont l'agréable parfum de miel nous a accompagnés sur une bonne partie de ce circuit.

    Salsepareille

    Partager via Gmail

  • Commentaires

    1
    Samedi 5 Octobre à 09:32

    Belle balade que je viens de faire (re-faire) avec toi. Je connais bien le coin, j'y allais très souvent, à l'époque où j'habitais le Var. Merci pour m'avoir rappelé ma jeunesse (quoique j'y retourne quand même souvent !!!)/ Bises.

    2
    Francois
    Dimanche 6 Octobre à 12:14
    Je sens que L ACORAM ne coupera pas à une balade dans ce coin. Combien de temps de trajet?
      • Dimanche 6 Octobre à 15:57

        Compte un peu moins d'une heure et demie pour le déplacement "brut" (sans embouteillage à  l 'entrée ou à la sortie de Toulon).

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :