• Cassis, Cacau, Port-Pin, Cadeiron

    L'hiver est un bon moment pour une randonnée au départ de Cassis, car la ville n'est pas envahie par les visiteurs comme c'est le cas à la belle saison et on peut facilement se garer juste au dessus de Port-Miou, sur l'Avenue Notre-Dame.

    La balade débute par une descente raide sur un sentier balisé en vert avant de longer la carrière Solvay (contrairement à la carrière de la presqu'île de la Cacau, qui fournissait une pierre très appréciée pour la construction et les usages domestiques, la carrière Solvay fournissait du calcaire pour l'industrie chimique : fabrication de la soude avec du chlorure de sodium et de l'ammoniac à l'usine Solvay de Salins de Giraud).

     

    Cassis, Cacau, Port-Pin, Cadeiron

    Rappel : cliquer sur les images pour les agrandir

     

    Le sentier littoral, annoncé comme "dangereux", est laissé pour le retour et nous suivons le GR qui monte d'une cinquantaine de mètres avant d'arriver au col qui sépare Port-Miou de Port-Pin et de la presqu'île de la Cacau.

    Port-MiouL'embouchure de Port-Miou vue du GR

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Un détour obligé vers le célébrissime "trou du souffleur" (la "narine de Neptune") qui, bien que la mer soit plutôt plate, semble en bonne forme, sans doute grâce à la faible houle résiduelle.

     
    Cassis - Trou souffleur par mpbroche

    Nous traversons ensuite la carrière de pierres de Cassis pour arriver sur l'emplacement d'une ancienne batterie, tout près de la Pointe de la Cacau, avec vue imprenable sur les entrées des calanques de Port-Pin et d'En Vau. Au passage, nous longeons les cellules de plans inclinés - en cours de rénovation - qui permettaient le chargement des bateaux qui emportaient les pierres extraites de la carrière.

    Un des plans inclinés de chargementDepuis la pointe, les entrées de Port-Pin et d'En Vau. Tout au fond, à gauche l'île de Riou et à droite la Grande Candelle

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Après la descente sur Port-Pin, nous reprenons le GR qui monte de façon plutôt confortable jusqu'au plateau de Cadeiron. A la pointe Nord du plateau on est face à la brèche de Castel Vieil, et, sur son côté gauche, on voit bien l'arche carrée du Trou du Canon. Puis, longeant le bord des falaises, on découvre progressivement la calanque et la plage d'En Vau. Un petit promontoire fournit une APN somptueuse, agrémentée par la courte visite d'un accenteur alpin qui doit attendre un peu plus loin notre départ pour venir grappiller des miettes.

    La brèche de Castel Vieil et l'Arche du Trou du canonEn Vau depuis l'APN, et notre sympathique visiteur

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    En VauLa plage d'En Vau

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    La descente sur Port-Pin se fait face aux falaises Soubeyranes, illuminées par intermittence par le soleil qui peine à traverser les nuages.

    Le GR et  au fond les falaises, du Cap Canaille au sémaphore de La CiotatPort-Pin

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Une montée brève mais rugueuse, et nous prenons cette fois le sentier littoral pour rejoindre Port-Miou. C'est vrai que les passages répétés des randonneurs ont rendu les dalles de calcaire aussi polies que les piles d'évier fabriquées avec la pierre de Cassis. Malgré quelques martelages ("bouchardages") discrets, elle sont encore très glissantes, et comme le sentier domine la mer de plus de 10 mètres, il faut faire attention.

     

    On quitte Port-Pin

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Une dernière montée pour rejoindre la voiture, et nous avons fait 8,5 km et 320 m de dénivelé.

    Le sumac des corroyeurs (Rhus coriaria, famille des anacardiacées, comme les lentisques et le pistachier térébinthe) est un arbuste très fréquent dans les Calanques. Il ne porte actuellement que ses fruits, qui sont des drupes brun-violet, très velues, associées en grappes allongées. Séchés et réduits en poudre, ils peuvent servir de condiment. Quant aux feuilles, elles peuvent servir au tannage des peaux (d'où son nom commun).

    Fruits du sumac des corroyeurs

    Partager via Gmail

  • Commentaires

    1
    Jean-Bernard
    Samedi 7 Janvier à 16:59

    L'accenteur alpin (Prunella collaris) est réputé pour ses moeurs sexuelles "libérées".

    Mais que faisait-il en bord de mer?

      • Samedi 7 Janvier à 20:28

        Le fait est que j'ai toujours rencontré au moins un de ces oiseaux à chacun de mes passages au bord de la Calanque d'En Vau. Il semble que l'accenteur alpin, montagnard comme son nom l'indique, ne répugne pas à aller passer ses hivers dans des endroits plus chauds, c'est un "migrateur partiel" (voir ICI ).

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :