• Châteauvallon, le Croupatier

    Pour le dernier Vendredi de l'année, avec ce temps maussade, pas question d'un long déplacement. Justement, tout près de Toulon, le Croupatier offre de multiples possibilités de belles balades de tous niveaux. Aujourd'hui, au programme, une montée régulière vers un balcon sur les gorges du Destel, un bout de crête et pour finir une descente douce.

    Nous quittons l'extrémité Ouest du parking de Châteauvallon sur une bonne piste en légère montée, jusqu'aux ruines du Détras (sans doute celles d'une ancienne bergerie). En face, les maigres pluies récentes ont été insuffisantes pour remplir la petite réserve d'eau encombrée de roseaux.

    Châteauvallon, le Croupatier

    Rappel : passer le pointeur sur les images pour voir les légendes. Cliquer sur les images pour les agrandir

     

    Les ruines du DétrasLa mare du Détras

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    On continue sur un étroit sentier balisé en jaune qui traverse deux fois le lit d'un petit ruisseau et conduit au col où passe le GR51. Encore une dizaine de mètres sur le sentier (qui plonge ensuite sous les Barres de Taillan) et on prend à droite entre les chênes kermès une courte sente vers la "grotte du Patrimoine", abri sous roche en partie aménagé qui dans le passé a dû servir à des activités pastorales.

     

    La grotte du PatrimoineLa grotte du Patrimoine

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    On revient sur le GR qu'on suit vers le Nord. Au second lacet, vers l'Ouest, une trace balisée mène, au milieu des rochers, au Château du Diable et à plusieurs points de vue remarquables sur les gorges du Destel, sur le promontoire du village d'Evenos  et sur les lointains vers le Sud et vers l'Ouest, jusqu'au massif des Calanques.

    Vue vers le Nord,le village d'Evenos et le Fort de PipaudonVue plongeante sur les gorges d'Ollioules

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Vue vers l'Ouest, le Gros Cerveau et les Grès d'EvenosVue vers le Sud, le massif du cap Sicié

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Vue vers le Sud-Est et la rade de ToulonLe sentier en balcon

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Le sentier, remarquablement bâti avec de nombreux murs de soutènement, se poursuit en balcon sur les gorges. On laisse sur la droite le GR monter directement vers la crête du Croupatier et, un peu plus loin, on quitte le balisage pour une trace horizontale qui mène au site d'un four à cade bien restauré.

    Arrivée au four à cadeLe four à cade

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Quelques marches conduisent au ruines de l'ancienne cabane des enguentiers - ou enguentiés - (nom provençal des ouvriers qui produisaient l'huile de cade). Il ne reste que des pans de murs, le toit ayant été généralement réalisé avec des branchages. Les activités des enguentiés étaient nombreuses (édification du four, récolte, transport et préparation du bois, chargement et  colmatage de la jarre qui contenait les bûchettes de cade, conduite du feu, récolte de l'huile, extraction du charbon, ...) et leur compétence pointue. Il leur fallait en particulier maîtriser parfaitement la température de la jarre: ni trop faible (l'huile ne sortait pas), ni trop forte (elle pouvait s'enflammer). Quelques tentatives modernes de reconstitution ont montré que ce n'était pas évident... (voir : L. Porte, Fours à cade,..., dans la Provence littorale, Les Alpes de Lumière, Ed.)

    Encore quelques marches et on débouche sur un sentier qui monte vers la crête du Croupatier d'où les vues sur la rade de Toulon sont somptueuses. Un promontoire un peu protégé du petit vent glacial qui s'est levé abrite notre pique-nique après lequel nous rejoignons, toujours en crête, la piste curieusement nommée "D2262" sur la carte IGN. Nous la prenons, d'abord vers le Sud puis vers l'Ouest, pour entamer la descente.

    Depuis la crête, vue sur la radeAu début de la descente, vue vers le Sud-Est

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Dans un lacet, on quitte la piste pour un sentier qui, en pente modérée, ramène près du lieu de départ. A l'arrivée,  environ 10km et 450 m de dénivelé pour ce très agréable circuit hivernal.

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  • Commentaires

    1
    charler
    Samedi 30 Décembre 2017 à 18:53

    enguentier vient du mot onguent

      • Samedi 30 Décembre 2017 à 19:00

        Sans doute. Frédéric Mistral, dans Lou trésor du Félibrige, définit ainsi l'enguent ou inguent : "huile empyreumatique dont les bergers se servent contre la gale" (op. cité p. 3)

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