• Du Vieux Cannet au Thoronet : oppidum et bauxite, deux mille ans d'histoire

    Avec une météo maussade nous allons au Vieux Cannet pour faire une courte balade vers l'oppidum de Meren. Et, en cours de route ...

    Nous partons du parking de la Croix de Mission, à l'entrée du village, sur l'itinéraire balisé décrit dans la fiche éditée par la communauté "Cœur de Var" ( ICI ).

    Le parking au pied de la "Croix de Mission"Le vieux cimetière, à l'entrée du village

     

     

     

     

     

     

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    Au moment où atteignons le tracé de l'ancien "decauville" des mines de bauxite du Recoux, au Thoronet, l'idée nous vient de poursuivre sur ce tracé jusqu'aux mines en question. Un "decauville" est un train à voie étroite destiné au transport lourds dans les chantiers, les mines, etc, et la pente de sa voie est le plus souvent négligeable : l'aller-retour sera facile. A  noter que ce nom est celui de l'entreprise qui fabriquait ce matériel. Fondée en 1875, c'était un "fleuron de l'industrie française jusque dans les années 1970" ( ICI ). Quant à la mine du Recoux, c'est la dernière à avoir fermé, en 1989. Et qui se souvient qu'au début du XX ème siècle, la France, avec ses gisements de Provence, était la première productrice mondiale de bauxite ?

    En fait il reste beaucoup de ballast sur l'emplacement des voies et, si la pente est effectivement nulle, la progression demande un peu d'attention sur ce matériau inconfortable. Mais après le croisement avec la piste des trois grues, le sol se couvre de terre rouge, tout est plus simple et nous arrivons dans un décor de western où on est frappé par la vivacité de la couleur de la bauxite malgré le ciel toujours aussi gris. Les carrières sont dominées par d'impressionnantes falaises de calcaire d'une centaine de mètres de haut.

    Au croisement avec la trace de l'ancienne voie ferrée (à droite).depuis une trouée dans les arbres qui bordent la voie, vue sur le village et sur la plaine des Maures

     

     

     

     

     

     

     

     

    Le chemin est meilleurOn approche des carrières

     

     

     

     

     

     

     

     

    Vers le Nord, la vue porte jusqu'aux sommets du Haut-Var (Lachens, Brouis,  ...), mais pas sur la photo !

     

     

     

     

     

     

     

     

    Nous prenons une ancienne route sur la gauche, et nous arrivons progressivement à un promontoire qui domine la dépression où se trouve la mine du Recoux proprement dite.

    Au milieu des terres rougesAu milieu des terres rouges

     

     

     

     

     

     

     

     

    Au milieu des terres rougesAu milieu des terres rouges

     

     

     

     

     

     

     

     

    Nous faisons demi-tour après avoir bien profité de ce spectacle qui, sans être tout à fait "naturel", n'est pas, là où nous sommes, pollué par des installations en ruines, des tas de ferrailles, etc ...

    Nous prenons alors sur notre droite la piste des trois grues qui, en montée douce, nous ramène sur le tracé balisé au niveau d'une citerne (la Carbonnière, point 125 sur la carte de la fiche citée plus haut). Une pente un peu plus prononcée nous conduit sur l'arête de Meren que nous suivons sur la droite jusqu'aux restes de l'oppidum éponyme. Je suis en général bon public pour les vieilles pierres, mais là il faut bien dire que le spectacle est décevant : le sentier se faufile au milieu d'un bois dense de chênes-verts au sol couvert de blocs de tailles diverses. On ne remarque que quelques tas de cailloux présentés comme des "clapiers d'épierrement", et, à quelques mètres sur la droite, un reste de mur à la destination indéterminée (habitation, four à chaux, ???). Nous n'avons pas vu le "petit parcours patrimoine" qui aurait dû nous révéler une partie de "l'imposant mur de l'enceinte Sud de l'oppidum".

    Au milieu de l'oppidumLe reste de mur

     

     

     

     

     

     

     

     

    Nous repartons vers l'Est sur la crête, passons près d'une ancienne tour de guet désaffectée puis, après deux lacets, nous arrivons à un croisement avec un court sentier qui mène à un superbe point de vue sur le village et la plaine. Sans ambigüité, c'est le clou du circuit de l'oppidum. Il ne nous reste plus qu'à retrouver le sentier principal qui rejoint rapidement notre itinéraire de départ et nous atteignons le parking après environ 12km et 200 m de dénivelé. Et après un grand écart temporel : l'oppidum est des IIème et Ier siècles avant notre ère, les mines de bauxite sont des XIX et XX èmes siècles.

    Oratoire près du villagePoint de vue

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Dans tous ces bois, les violettes sont omniprésentes, de même que les anémones des jardins dans l'herbe qui borde le chemin près du village. Plus exceptionnels, quelques pieds de coronille glauque (Coronilla glauca, famille des fabacées) décoraient de leurs couronnes jaunes les carrières près de la mine.

    Coronille

     

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  • Commentaires

    1
    Dimanche 7 Mars à 08:04

    Ta rando d'aujourd'hui m'a beaucoup plu, et m'a fait un peu penser au Salagou dans l'Hérault où je vais très souvent ou à Roussillon dans le Vaucluse. Magnifique. Bises et bon dimanche.

      • Dimanche 7 Mars à 10:57

        C'est vrai que ça ressemble un peu à ces deux sites. Mais la partie "naturelle" est beaucoup plus restreinte car si on prolonge notre itinéraire on tombe vite sur d'immenses friches industrielles qui n'ont du charme que pour les spécialistes. 

        Bon Dimanche à toi.

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