• Le Grand Cap, la Citerne d'Etienne, l'Amoureux

    Aujourd'hui, pour la dernière de l'année, courte balade sur le plateau des Morières. Au programme, des sites bien connus et quelques explorations plus ou moins favorablement conclues.

    On laisse la voiture à l'entrée du plateau, sous la ligne à haute tension, et on prend la piste très caillouteuse qui monte en direction du Grand Cap, le plus haut sommet du massif (782 m contre 775 m au Grand Puy, au dessus de Montrieux).

    Le Grand Cap, la Citerne d'Etienne

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    On commence par passer au sommet Est, marqué d'une borne caractéristique, puis on rejoint le sommet Sud où se trouve, à côté des restes inesthétiques d'anciennes installations de télécommunications, une "pyramide de Cassini" qu'on prendrait, n'était-ce la belle plaque qui lui est accolée, pour un tas de cailloux. Dans la famille Cassini, il y eut quatre générations d'astronomes et géographes et celui qui a un rapport avec la pyramide est César-François, ou Cassini III (1714-1784), auteur d'une célèbre carte générale de la France.

    Évidemment, depuis ce point culminant, la vue est exceptionnelle dans toutes les directions.

    Du sommet Est, vue vers le Nord-EstVue vers le Sud

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Vers le Sud-EstLa pyramide de Cassini

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    La pyramide de CassiniVue vers le Sud-Ouest

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    On quitte le sommet vers l'Ouest et on s'engage sur un lapiaz particulièrement cahotique. Des pointillés et traits bleus ainsi que quelques cairns balisent le cheminement compliqué qui zigzague au mieux des obstacles les plus importants. S'il nécessite beaucoup d'attention, ce parcours est au fond assez ludique. Après un petit kilomètre on arrive à un pylône électrique, d'où on rejoint facilement par sa piste d'accès le carrefour avec le GR 99.

    Sur le lapiazSur le lapiaz

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Sur le lapiazEt hop !

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Une sente à l'amorce d'un thalweg orienté vers l'Ouest mène après un peu plus de 100 m à la "citerne d'Etienne". Il s'agit d'un impluvium très original : les eaux de pluie sont recueillies sur de grandes dalles de calcaire et stockées contre un barrage en pierres bâties (sans doute à la chaux) en aval. L'ensemble est protégé des animaux par une barre rocheuse sur la gauche et des murs en pierres sèches sur les autres côtés. Mais surtout, la zone de stockage de l'eau est couverte par un impressionnant dallage soutenu par des piliers et des linteaux massifs. Vraiment étonnant.  L'extrémité droite du barrage, au soleil, est un bon endroit pour le pique-nique.

    La Citerne d'EtienneLa Citerne d'Etienne

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    La Citerne d'EtienneLa Citerne d'Etienne

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Avant d'entamer le retour, nous faisons environ 200m vers le Sud pour avoir la vue sur la rade de Toulon par dessus les immenses carrières de Fiéraquet. Repartant vers le Nord, nous faisons un détour vers l'aven du Sarcophage, que je n'avais pas trouvé les fois précédentes (et pour cause, puisqu'il n'est pas du tout là où le situe la carte IGN), mais dont j'avais cette fois pris les coordonnée sur le site du CDS83. Bien qu'il s'agisse du troisième aven le plus profond du Var (362 m) , il n'a rien de bien spectaculaire pour le profane.

    La rade derrière la carrièreL'aven du Sarcophage

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    En face des Quatre Confronts, une tentative vers le lieu-dit "les Amandes", où la carte suggère qu'il pourrait se trouver des bâtiments intéressants, se termine sur des panneaux sans équivoque qui annoncent une propriété privée et avec le bruit d'un groupe électrogène indiquant qu'elle est occupée. Demi-tour.

    En longeant les Quatre Confronts, la piste mène sur la route au niveau du chêne de Mistral, toujours majestueux même sans son feuillage.

    Les Quatre ConfrontsLe chêne de Mistral

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Plutôt que de suivre la route, je vais chercher à rentrer en passant par une barre rocheuse prometteuse au sommet du massif de l'Amoureux, vers laquelle j'ai déjà fait il y a quelques années une tentative infructueuse. Nous prenons donc la piste vers le Nord, et, au niveau de l'Aven de Jo, nous tournons à droite sur un semblant de chemin au bord d'une ancienne coupe de bois. puis à gauche en continuant à longer la forêt de plus en plus difficilement jusqu'à ce que toute trace soit perdue. Nous repérons puis suivons tant bien que mal quelques marques rouges sur les arbres et quelques cairns, au milieu des rochers, des souches qui repartent et des tas de branchages abandonnés. Encore un lapiaz agressif et, bien qu'on n'y soit qu'à quelques dizaines de mètres de la crête, nous ne voyons toujours aucun moyen simple de l'atteindre. Nous continuons dans un terrain difficile en nous rapprochant au mieux des pointillés sur la carte IGN et nous finissons par déboucher sur un bon chemin qui nous ramène à la route près de la citerne des quatre piliers. La carte ci-dessous n'est pas la carte du Tendre, mais plutôt celle de la "Galère de l'Amoureux" ! A noter que la photo date de 2017 et qu'aujourd'hui les traces d'engins, qui pourraient laisser croire à un passage facile, ont complètement disparu sous les regains. Et si quelqu'un est un jour arrivé sur la barre, merci des tuyaux ...

    La galère de l'Amoureux

    Encore quelques centaines de mètres sur la route et voilà la voiture, après un peu moins de 9 km et 200 m de dénivelé pour une balade superbe et plus sportive que ces chiffres ne le suggèrent.

    De l'Amoureux vers le Sud et les Quatre ConfrontsLa citerne des quatre piliers

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  • Commentaires

    1
    Dimanche 30 Décembre 2018 à 19:41

    Je confirme que le trajet "galère" en est effectivement une: j'ai dû rebrousser chemin (il y a quatre ou cinq ans..., depuis je n'ai pas réessayé).

      • Lundi 31 Décembre 2018 à 08:38

        J'espérais plus ou moins que la coupe de bois faciliterait l'accès. Effectivement, on approche mais on n'y arrive toujours pas. Encore heureux de n'avoir pas eu à faire demi-tour.

         

         

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