• Le Revest, la grotte du Châtaignier

    De retour dans le Var nous allons profiter de la réouverture des massifs forestiers après les bonnes pluies de Mardi dernier pour rendre visite à la grotte du Châtaignier, sur le plateau de Siou Blanc. Ce sera pour nous une première, cette grotte ayant jusqu'à présent été ignorée dans les nombreuses balades que nous avons faites sur ce plateau.

    La route forestière de Solliès-Toucas est en principe fermée jusqu'à la fin Septembre aussi partons nous du stade du Revest.

    Le Revest, la grotte du Châtaignier

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    La première étape consiste à monter sur le plateau en suivant le GR99. Ce n'est pas rien : il y a 400 m à gagner sur un sentier pentu et très rocailleux qui présente quand même trois côtés sympathiques : il est en grande partie ombragé par de grands pins, il est entrecoupé de quelques paliers plus confortables et il offre de temps en temps de belles vues vers les sommets côtiers (Coudon, Faron, Mont Caume), la rade de Toulon et même jusqu'à la Sainte Baume.

    Montée sur le GR 99Un joli passage en balcon

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Vers l'Est, le Coudon, le Mont Combe et l'extrémité du Mont FaronVers le Sud-Est

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    La face Nord du Mont CaumeD'un peu plus haut, vers l'Ouest, l'extrémité de la chaîne de la Sainte Baume

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Arrivés au dessus des carrières de Fiéraquet, un détour vers la citerne d'Etienne s'impose. Cet édifice est en effet unique en son genre : la couverture en pierres monumentales de ce qui devait être une réserve d'eau retenue par un barrage maçonné et alimentée par le ruissellement sur les grandes dalles de calcaire est toujours aussi remarquable et un peu énigmatique, à moins elle ne fasse que confirmer l'importance de l'eau dans ces endroits où elle si rare. Le bassin maçonné a sans doute été édifié récemment pour le gibier mais auparavant l'enclos servait-il à parquer les troupeaux ou au contraire à les empêcher d'entrer et de salir la zone de recueil de l'eau ?

    La rade de Toulon derrière les carrièresLa citerne d'Etienne

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    La citerne d'EtienneLa citerne d'Etienne. Détail de la couverture

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Aidés par le GPS nous progressons sous un soleil de plomb vers le Nord sur le dédale de pistes qui sillonnent le plateau. Arrivés près de  la position de la grotte , nous commençons notre recherche. Après quelques errances sur un lapiaz malcommode nous trouvons son accès entre les buissons, tout à côté de la piste : il s'agit en fait d'une fente entre les rochers, orientée à peu près Nord-Sud, large de deux à trois mètres, dont le fond s'enfonce en pente douce jusqu'à une profondeur d'environ 10m. Les lèvres de la faille se rejoignent pour former une grotte qui a une profondeur de 25 m. Les parois de la faille, les troncs des arbres et des lierres sont tapissés de mousses épaisses, humides et très vertes. Le tout dégage une ambiance bien différente de celle qu'on trouve en ce moment en surface. Peut-être charmés par toute cette verdure, aucun d'entre nous n'a eu envie de retrouver du minéral en pénétrant dans la grotte. Il paraît pourtant que ça vaut le coup. Une prochaine fois... A noter que cette grotte porte aussi le nom de "grotte de l'Ermite". Si c'est bien là qu'il a vécu - et non dans le cabanon en ruine tout proche, il ne devait pas craindre les rhumatismes.

    La faille entre les rochersLe fond de la faille barré par un chêne vert

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    L'entrée de la grotteL'entrée de la grotte

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Nous continuons vers le Nord puis l'Est le tour des Quatre Confronts pour trouver un coin de pique-nique agréable, sur une herbe fraîchement reverdie et constellée de colchiques, à l'ombre des chênes, près de l'aven du Caveau. La piste des Quatre Confronts nous ramène ensuite sur le GR 99, et, de retour près de la citerne d'Etienne et après quelque hésitation, nous préférons rester sur ce sentier ombragé plutôt que d'aller chercher la piste encagnardée qui contourne par l'Est les carrières. A l'arrivée au stade, 12,5 km et 450 m de dénivelé pour cette belle balade rendue un peu exigeante par la chaleur et le soleil.

    Un petit coucou au chêne de Mistral, en grande majesté.Une réserve d'eau récemment remplie au bord du chemin

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Retour vers les carrières et le mont CaumeLe Faron, la rade, et ce qui reste du lac du Revest

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    La fleur du jour est évidemment le colchique, sans doute le colchique "à longues feuilles" (Colchicum longifolium, famille des colchicacées), le colchique d'automne (Colchicum automnale) poussant plutôt dans les prairies humides. Les feuilles de ces deux variétés ne sont présentes qu'au printemps et la distinction sur les seules fleurs est difficile.

    Colchique

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  • Commentaires

    1
    Mardi 17 Septembre à 08:57
    Magnifiques photos d'une rando que j'aurais bien aimé faire ! Bises.
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