• Les Fleurs du Tombolo de Giens (suite)

    Comme l'an dernier, après 7 ou 8 semaines, premières sorties en bord de mer, avec l'idée que la marche dans l'eau salée est le meilleur auxiliaire de la rééducation. Les plages du  tombolo de Giens sont tout indiquées pour cette activité, offrant des possibilités quel que soit le vent (mistral, et on va du côté de la Baie de Hyères) ou vent d'Est (et on va du côté de la baie de Toulon).

    Mais en ce matin du Jeudi de l'Ascension, le temps est couvert, il y a un peu de vent, il fait frais et on n'a pas vraiment envie d'entrer dans l'eau. Du coup on va en profiter pour aller voir de plus près la zone des Estagnets, au Sud du Tombolo. C'est une réserve naturelle du Conservatoire du littoral. Sa pénétration est bien entendu interdite, mais il semble possible d'en longer les limites.

     

    Les Fleurs du Tombolo de Giens (suite)

    Rappel : passer le pointeur sur les images pour voir les légendes. Cliquer sur les images pour les agrandir

     

    Le petit vent d'Est est favorable aux kite-surfsPar contre, pour aller dans l'eau, il faut se couvrir

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Le départ se fait du parking le plus au Sud et on continue sur la plage. En bordure des dunes, on trouve, outre des plantes déjà citées ( anthémis maritime, anacycle radié, réséda blanc, cakile de mer, voir ICI ), d'autres fleurs spécifiques de cet environnement : très courant, le cinéraire maritime (c'est un séneçon, Jacobea maritima, famille des astéracées). Un peu moins répandue, la luzerne marine (Medicago marina, famille des fabacées), au feuillage argenté couvert d'une importante pilosité blanche:

    Cinéraire maritimeLuzerne marine

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Moins fréquent et protégé dans la région, le liseron des dunes (Calystegia soldanella, famille des convolvulacées), reconnaissable à ses fleurs roses ornées de cinq rayures  blanches  et à ses feuilles charnues, vert foncé, en forme de rein :

    Liseron des dunes

    Autre espèce protégée, très rare mais localement abondante sur le tombolo (de la route du sel, on en voit des stations importantes  à l'intérieur des Salins ), la matthiole tricuspide (Matthiola tricuspidata, famille des brassicacées). C'est une cousine des giroflées (qui sont aussi des matthioles). Les fleurs sont rose-mauve et blanc, à quatre pétales en croix (caractéristique des brassicacées d'ailleurs autrefois nommées pour cela "crucifères"). Les feuilles sont découpées, épaisses, pubescentes, vert gris. Le trait qui la distingue d'autres espèces de matthiole est la forme des fruits (des "siliques"): ils sont allongés, cylindriques et se terminent de façon caractéristique par trois pointes en croix.

     Matthiole tricuspideMatthiole tricuspide (remarquer dans la partie inférieure de l'image la forme de l'extrémité des siliques)

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Matthiole tricuspideMatthiole tricuspide

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Arrivés au bout de la plage, après deux virages à gauche on trouve une piste mal entretenue qui passe près du bord d'un des étangs où en cette saison on ne voit que quelques rares canards .

    L'Estagnet du SudL'Estagnet du Sud

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Le long de ce chemin on trouve beaucoup d'autres fleurs, moins spécifiques du littoral. J'en ai retenu deux: la chicorée sauvage (Cichorium intybus, famille des astéracées) et la carotte sauvage (Daucus carotta, famille des apiacées) avec sa fleur pourpre ou marron au centre de l'ombelle dont toutes les autres fleurs sont blanches.

    Chicorée sauvage ornée de trois pucerons rougesCarotte sauvage

     

     

      

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    La piste devient goudronnée après une construction qui (bruit et odeur !) semble être liée à l'évacuation des eaux usés de Giens mais à son extrémité l'accès à la route du sel est fermé par un portail et comme les temps ne sont pas à l'escalade, le retour s'effectue sur le chemin de l'aller. A l'arrivée, 2 km parcourus, sans dénivelé certes, mais c'est quand même vécu comme un succès !

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