• Mazaugues, le vallon de l'Herbette

    Au milieu du déluge ambiant la météo prévoit aujourd'hui quelques heures d'éclaircies dans l'arrière-pays. Elles devraient être suffisantes pour visiter le vallon de l'Herbette à Mazaugues : un aller-retour de quelques kilomètres jusqu'au pied des falaises des Escarettes au bord d'une rivière où il doit y avoir en ce moment pas mal d'eau...

    Nous prenons donc, à la sortie du village vers Saint-Maximin, le chemin de Saint-Christophe jusqu'à la fin de sa partie goudronnée où il y a quelques places de parking.

    Mazaugues, le vallon de l'Herbette

     Rappel : passer le pointeur sur les images pour voir les légendes. Cliquer sur les images pour les agrandir

     

    On commence par suivre en rive droite la piste qui dessert quelques maisons puis on traverse la rivière sur un pont. Le lit de pierres blanches donne à l'eau peu profonde un bel aspect argenté.

    L'Herbette vue depuis le pontCascade sur l'Herbette

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    La vallée est encaissée, le fond est humide et la végétation couverte de lichens.

    Au fond du vallonAu fond du vallon

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Un gué nous fait repasser en rive droite. La piste est désormais remplacée par un sentier étroit en légère montée, parfois peu visible au milieu des couches épaisses de feuilles mortes.

    Le premier guéPar endroits, il faut "deviner" le sentier

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    On arrive ainsi devant un second gué, plus large, où, curieusement, le fond de l'eau est tapissé d'une mousse épaisse et bien verte. Le sentier semblant se prolonger au delà, nous franchissons le ruisseau que nous laissons sur notre droite et continuons à monter pour arriver après une bonne centaine de mètres dans un cirque fermé par une barre rocheuse d'où s'écoulent quelques filets d'eau qui se perdent dans les éboulis.

    Le second guéLe cirque qui clôt le vallon

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Retour au gué que nous retraversons et nous cherchons cette fois une trace en rive gauche. Après un peu d'hésitation au milieu des feuilles, nous trouvons effectivement un sentier bien tracé, mais il quitte le bord  du ruisseau, impossible à suivre (et pourtant, il y a beaucoup d'eau, il serait intéressant de voir d'où elle vient) et il s'élève rapidement vers l'Ouest puis vers le Sud. Par quelques ressauts glissants il profite d'une faiblesse dans la falaise pour passer au dessus de la barre rocheuse puis il rejoint un autre sentier en balcon sur le cirque des Escarettes, lui aussi très bien tracé. Un peu plus loin, nous rejoignons un ruisseau au fond d'un ravin, descendons prudemment dans son lit , le remontons sur une cinquantaine de mètres en suivant une ligne de cairns et continuons sur l'autre rive.

    Dans le lit du ruisseau. Au fond, dans le brouillard, le relief caractéristique des Escarettes (strates de calcaire bien découpées )Remontée du ruisseau

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Le sentier est toujours bien tracé et il est probable qu'il finit par rejoindre celui du Luminaire. Mais l'heure avance, d'après la carte il reste encore quelques ravins à franchir et avec les conditions météo pas extraordinaires je préfère remettre à plus tard la suite de cette exploration. Nous revenons donc sur nos pas et continuons une centaine de mètres au delà du croisement pour enregistrer l'amorce du sentier en balcon qui figure sur ma carte et continue jusqu'à Mazaugues. Avant d'entamer la partie la plus raide de la descente, un court détour sur la droite nous amène à une terrasse découverte au bord de la falaise, idéale pour le pique-nique. Nous avons la chance d'y bénéficier d'une brève éclaircie qui nous dévoile enfin la crête des Escarettes et leurs bien curieuses formations géologiques.

    Arrivée à la terrasse. Au fond, ce n'est pas un lac, mais la "ferme solaire" de PiourianLes Escarettes

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Les EscarettesPendant la (brève) éclaircie. Le cercle jaune indique approximativement l'endroit où nous avons fait demi-tour

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Un peu avant de retrouver le premier gué, je remarque sur la gauche une trace discrète. Nous la suivons sur quelques centaines de mètres en longeant ce qui semble être le cours principal de l'Herbette. En principe, on devrait ainsi arriver à la grotte où la rivière prend naissance, mais le sentier finit par être obstrué par la végétation et il serait difficile de continuer. Donc, là aussi, retour sur nos pas.

    Au royaume de la mousseAu royaume de la mousse

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Nous faisons un dernière étape au niveau d'un endroit où la vallée s'élargit un peu. Une trace mène aux ruines d'un cabanon et à quelques restanques où de vieux pommiers redevenus sauvages sont couverts de lichens. Un peu plus haut, un bassin encore en bon état devait servir à irriguer ces plantations.

    Restanque et pommiersLe bassin

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Le bassin

     

    De retour à la voiture, 6 km et 200 m de dénivelé pour cette courte promenade qui nous a fait découvrir une richesse de sentiers et de paysages que nous ne soupçonnions pas.

    Pas de fleur, mais deux plantes du jour : d'abord les lichens. Ce sont des organismes résultant de la symbiose d'un ou plusieurs champignons et de cellules contenant de la chlorophylle (algue ou cyanobactérie). Même s'ils ont une prédilection pour s'installer sur les arbres vieux et en mauvais état, les lichens ne sont pas des parasites à l'origine des malheurs de leurs hôtes.

    L'autre plante est l'if (Taxus baccata, famille des taxacées), rencontré en abondance comme dans les forêts de la Sainte Baume et aux sources de l'Huveaune. C'est un conifère non résineux, très toxique à l'exception des arilles, enveloppes charnues des graines, très décoratives en saison à cause de leur belle couleur rouge. Fleurs femelles et fleurs mâles sont portées par des arbres différents. Et bien que la saison de floraison soit le printemps, la météo exceptionnellement chaude de cet automne nous permet de voir sur la photo l'enveloppe écailleuse d'une fleur femelle.

    Lichen fruticuleuxFeuilles et fleur femelle d'un if

     

     

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