• Mijanès, l'Orry (raquettes)

    L'été, les vallées du Donézan sont une mine de belles balades (voir par exemple ICI ). La nature y est un peu différente de celle du Capcir : les sommets sont plus proches, souvent escarpés, les hêtres et les bouleaux se partagent les forêts avec les résineux. J'ai toujours eu la tentation d'y randonner en hiver car ces vallées,  exposées au  Nord, sont en général bien enneigées. C'est le cas de la haute vallée du ruisseau de la Maure, au dessus de la petite station de ski de Mijanès qu'on peut facilement atteindre par la route du port de Pailhères (fermée au delà de la station). Un itinéraire raquettes y est balisé et nous décidons donc, par un plein beau temps, de le découvrir.

    Nous quittons rapidement l'affluence (raisonnable) de la station par un premier raidillon le long du ruisseau bordé de hêtres.

    Mijanès, l'Orry (raquettes)

    Rappel : cliquer sur les images pour les agrandir

     

     Le premier raidillon

     

     

     

     

     

     

     

     

    Ayant rapidement perdu le balisage, nous nous retrouvons sur la route, couverte de neige, et, avant de rallier en léger contre-bas une trouée montante dans la forêt, nous commençons à découvrir les sommets qui ferment la vallée, notamment le pic très rocheux de la Llisse d'Embarre et plus loin le trapèze immaculé du pic de Tarbésou (2364 m) .

    Les pics de Llisse d'Embarre et de TarbésouAu fond, les plas qui entourent le port de Pailhères

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Au terme de cette montée, on débouche dans la haute vallée, large et en pente modérée, qu'on suit jusqu'à la cabane de l'Orri, à l'entrée d'un grand pla où l'été dorment quelques laquets.

    Un dernier regard en arrièreVers l'amont

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Dans la haute valléeDans la haute vallée

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Derrière un sorbier qui a gardé ses fruits, on découvre la cabaneArrivée à la cabane de l'Orry

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Le balisage étant toujours un peu incertain, nous nous retrouvons à contre-sens dans une courte boucle sur le pla et dans la forêt avant de revenir sur la petite éminence au dessus de la cabane où  un endroit bien sec va nous accueillir pour le pique-nique.

    Sur le plaAu fond, le col de Pailhères

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Un sapin dans la forêt

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Après cet agréable moment de détente au soleil, nous reprenons le circuit qui nous conduit dans un vallon, puis sur une crête que nous suivons en descente jusqu'à retrouver la trace de l'aller. Suivant les balises, nous arrivons cette fois au bord de la piste de ski que nous longeons un moment avant  de rejoindre le bord du ruisseau, puis la station, après 5,5 km et 270 m de dénivelé. Avec son caractère sauvage et montagnard, cette balade, qui ouvre en même temps des panoramas lointains vers l'Est,  m'apparaît, météo aidant, comme une des plus belles qu'on puisse faire dans la région.

     

    Le lieu du pique-nique, au desus de la cabaneLe vallon où débute le retour

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Le petit col au bout du vallonSur la crête (au fond, le col de Pailhères)

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Descente sur le crête. Au fond, le pic Dourmidou (1843m) domine le col de Jau et, derrière, PradesUn dernier regard vers le pic de Tarbésou

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Au bord de la piste de skiPeu avant l'arrivée, panorama sur le massif du Madres

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Évidemment pas de fleurs, mais, puisque nous avons fait une incursion dans les forêts de hêtres (Fagus sylvatica, famille des fagacées), voici ce qui reste de leurs fruits en fin d'hiver : il s'agit de cupules ligneuses issues des involucres qui abritent les fleurs femelles, puis les fruits (les "faînes", qui , ressemblant à de minuscules châtaignes, sont le régal de la faune sauvage et ont même reçu des usages domestiques : alimentation, fourrage, éclairage... Voir par exemple ICI ).

     

    Hêtre en hiverRestes des fruits de hêtres

     

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  • Commentaires

    1
    Jean-Bernard
    Dimanche 19 Février à 21:36

    Pierre, tu me fais rêver. Le droit de glandée remonte à Colbert!

    2
    DANGEARD
    Lundi 20 Février à 09:08

    Merci pour ces beaux paysages quotidiens

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