• Morière, le Bau Pointu

    Isolé au Sud-Est du massif des Morières, le Bau Pointu (672m) souffre du voisinage du Grand Cap (782m) et de son remarquable belvédère. Pourtant, il doit bien offrir quelques jolies vues et il semble facile de l'utiliser pour une balade qui inclut le très bel apié de Valaury ( ICI ), lui aussi un peu en dehors des circuits classiques du secteur. C'est ce que nous allons vérifier dans cette sortie.

    Nous laissons la voiture en bord de route près de Morière les Vignes et du passage du GR51, que nous emprunterons au retour, et suivons la route forestière jusqu'à Morière le Cap.

    Morière, le Bau Pointu

    Rappel : passer le pointeur sur les images pour voir les légendes. Cliquer sur les images pour les agrandir

     

    Un vieux sentier, balisé en jaune, monte plein Sud et rejoint une piste qui conduit à un carrefour sur un vaste plateau boisé, à la cote 623.

    Au départ, on rencontre cette petite chienne de berger qui va nous accompagner pendant toute la baladeUn fer à cheval de rochers au bord de la piste

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Après un peu plus de 300 mètres sur la piste de gauche, presque horizontale, on trouve un cairn qui indique, à une vingtaine de mètres sur la droite, l'aven ou ragage des Fenouils, bien connu des spéléologues et apprécié pour ses profonds puits verticaux et sa grande salle. Il s'enfonce jusqu'à -127 m sous la surface. On revient sur nos pas pour reprendre la piste qui mène au sommet du Bau Pointu, occupé par un immense lapiaz. Vers le Nord, la vue est gênée par la végétation mais, vers le Sud, on découvre l'arrière du Mont Caume,  le massif du Cap Sicié et la Baie de Six-Fours.

    L'entrée du ragage des FenouilsUne petite "samble" (dalle aménagée pour retenir un peu d'eau de pluie) au bord du chemin

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Le Mont Caume. Au fond, les falaises de La Ciotat et, tout à droite, le Cap Gros, dans le massif des CalanquesSix-Fours, le massif du Cap Sicié. On devine l'île des Embiez

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    La carte IGN indique une trace vers l'Est et la cote 631 qui devrait permettre de commencer à descendre pour rejoindre le chemin vers les Pourraques. Il est facile de trouver son départ entouré par deux cairns mais le sentier qui suit est étroit, enchâssé dans une épaisse végétation, peu marqué, et surtout il traverse un lapiaz chaotique et malcommode. Après un peu moins de 500m de cet exercice qui demande beaucoup d'attention, on débouche sur un bon chemin bâti qui se  dirige vers le Nord-Ouest, d'abord à couvert, puis en balcon sur les lointains, des Alpes enneigées jusqu'à l'Estérel et aux îles.

    Vue vers le NordZoom sur la Montagne de la Loube

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Plus loin, on retrouve la piste qui passe devant le ragage des Fenouils et un court détour sur la droite conduit aux ruines du refuge ONF des Carrétiers, flanquées d'une citerne en bon état mais vide.  La clairière voisine abrite notre pique-nique.

    En chemin, cette curieuse dalle en forme de tête de gabianLe refuge des Carrétiers

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    La citerne, dont la porte a disparuL'intérieur de la citerne

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Nous reprenons ensuite la descente, assez confortable et en pente modérée. Une centaine de mètres avant la piste des Pourraques, à une dizaine de mètres sur la droite, au milieu d'un enclos ceint de gros murs en pierres sèches et abrité par un bosquet de chênes verts, on trouve l'apié de Valaury, remarquable édifice à double face et double étage d'alvéoles. Comme le refuge des Carrétiers, lui aussi mériterait un peu d'entretien...

    Le mur d'enceinte qui protège l'apiéLa face Est de l'apié

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Et sa face OuestLes belles oliveraies du chemin des Pourraques

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    On remonte vers le Nord sur le chemin des Pourraques puis en suivant la route de Siou Blanc, bordée sur la droite par des champs de cerisiers souffrant visiblement de la grande sécheresse. On quitte la route pour rester sur le GR51 (faire attention, ce changement de direction du GR n'est pas signalé) qui s'élève doucement, avec quelques lacets, pour nous ramener au départ, après 9,5 km et un peu moins de 400 m de dénivelé.

    Champs de cerisiersUn dernier zoom vers le Sud-Est, Brégançon et l'île du Levant

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Au final, une boucle marquée par les vestiges patrimoniaux (refuge et citerne, apié, nombreux sentiers anciens plus ou moins caladés et avec des restes de soutènements) et par les vues lointaines auxquelles mes photos ne rendent pas justice. Pour ceux qui voudraient éviter la portion délicate de lapiaz, il suffit de faire un aller-retour jusqu'au sommet depuis la cote 623, puis de rallier la cote 550 par le ragage des Fenouils. Rien d'intéressant n'est omis et c'est bien plus facile.

     

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