• Signes, du Vieux Mounoï à Châteaurenard

    Il y a cinq ans, à l'occasion de plusieurs sorties, nous avons fait une reconnaissance approfondie des sentiers de cet endroit, sur les traces des lieux de tournage des films de Claude Berri, Jean de Florette et Manon des Sources. Nous y retournons aujourd'hui, pour un parcours qui nous fait visiter en une seule fois, au plus court, l'ensemble de ces sites.

    Nous partons de l'entrée du sentier du Vieux Mounoï, à une centaine de mètres du rond point qui, sur la route de Signes au Camp, conduit à la zone d'activité de Signes (cote 433).

    Signes, du Vieux Mounoï à Châteaurenard

    Rappel : cliquer sur les images pour les agrandir

     

    Près de la route, malgré une belle mare temporaire bordée de roseaux et la présence de nombreuses anémones des jardins et de quelques orchis de Robert, le spectacle est pollué par des déchets de toutes sortes (pneus, plastiques, ferrailles,...) déposés ça et là, comme hélas en de trop nombreux endroits de ce plateau du Camp. Nous nous éloignons très vite pour descendre, par une piste très dégradée, jusqu'au site charmant du Vieux Mounoï avec son puits et les ruines de sa bergerie dont les bâtiments étaient sans doute de belle qualité (génoises sous les toits, encadrements bien finis des ouvertures, étage dans la maison, fenil?  au dessus de la partie consacrée aux animaux,...)

    La mare près du départLe puits du Vieux Mounoï

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Les ruines de la bergerieLa bergerie

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Une courte montée jusqu'à un abri de chasse, puis 200 m vers l'Est et, au milieu d'un bosquet, se trouve la grotte du Vieux Mounoï à laquelle on accède par une descente bordée d'un muret. C'est en fait un aven dont le toit s'est effondré et il paraît que son occupation comme abri de troupeaux ou atelier de poterie est très ancienne (datant du néolithique, -6000 ans). Sa célébrité plus récente vient de son utilisation dans le film de C. Berri : c'est la grotte où Manon découvre, avant de la colmater, la source qui alimente le village. A noter à proximité un autre aven, non signalé et non protégé, tombant directement de plusieurs mètres dans la grotte. Attention aux enfants et aux animaux...

    Dans la grotte

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Le tronc de lierre qui semble soutenir la dalle au dessus de la grotteA droite, la rampe d'accès à la grotte

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Nous revenons sur nos pas et continuons vers l'Ouest sur un sentier qui finit par descendre de façon abrupte dans le vallon. Arrivés au carrefour avec la piste qui monte en direction de Châteaurenard, horreur, celle-ci est maintenant une rampe en ciment de 6m de large et d'une centaine de mètres de longueur qui heureusement redevient une piste en terre dès que la pente s'atténue. Un peu plus loin, nous avons l'explication de ces travaux : l'ancien terrain vague (2012) a été remplacé par la centrale solaire du Mourven, dont la piste que nous avons prise est précisément l'accès.

    Quelques informations sur la centrale du MourvenLa centrale solaire du Mourven

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Nous finissons par atteindre la bastide de Châteaurenard, elle aussi célèbre pour avoir été dans les films la ferme de Jean de Florette, puis d'Ugolin. Il n'y a plus de champ d'œillets, mais toujours les oliviers, dont celui qui a été utilisé par Ugolin pour se pendre. Nous pique-niquons un peu à l'écart du bâtiment, et, ma foi, le lieu est suffisamment agréable pour nous donner envie d'en profiter un bon moment (N.B. Au cours de nos précédents passages, nous avons plusieurs fois rencontré le propriétaire. C'est un homme sympathique et accueillant et il convient de respecter scrupuleusement les lieux, et, quand il est là, sa tranquillité...).

    ChâteaurenardChâteaurenard

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Les oliviers devant la bastide (à gauche, celui d'Ugolin)Dans le lit du torent de Roque

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Mais il faut partir, et nous prenons, au bas d'une emblavure récemment labourée, un étroit sentier avec des restes de balisage vert qui nous amène dans le lit du torrent de Roque, complètement à sec comme la plupart du temps (il nous est néanmoins arrivé de le trouver une fois en crue et d'être obligés de faire un grand détour pour pouvoir le traverser à gué plus en amont). En marchant tantôt dans le lit, tantôt sur des restes de sentier, on rejoint sur la rive gauche un bassin qui a lui aussi servi dans "Manon des sources" (le "bassin des perdrix" où se décantait l'eau de la source avant d'aller à la fontaine du village). Rien à dire du retour sur des pistes en passant par le vallon des Martyrs et la Nécropole, si ce n'est la rencontre d'un randonneur volubile tout content de nous signaler le "pein de Manon", c'est à dire l'arbre sur lequel elle monte pour se cacher de l'instituteur en promenade géologique, au début du film. J'ignorais ce détail et, bon public, j'ai photographié ce pin, c'est peut-être le bon....

    Le bassin des perdrixLe "pin de Manon"

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Nous retrouvons la voiture après 10 km et 250 m de dénivelé. Malgré un air de printemps,  après avoir quitté le bord de la route, nous n'avons guère rencontré sur les bords déboisés des pistes que de beaux buissons de romarin et de nombreux bouquets de violettes (Viola odorata, famille des violacées).

    Violette

     

     

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  • Commentaires

    1
    DANGEARD
    Dimanche 12 Mars à 16:31

    J'ai un bon souvenir de cette balade et j'ai gardé une balle de golfe trouvée dans le champ qui est devant le basin des perdrix.

    je le referai un de ces jours avec mes "basses"

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