• Verdon : le sentier des pêcheurs

    En ces temps de grande chaleur, un peu de fraîcheur dans les gorges du Verdon.... fin Juin 2014

    Départ vers 7h30 de Toulon en compagnie de Yannick, d'Hubert et d'Alix. Un peu moins de 2 heures plus tard, nous stationnons sur la route de Moustiers à La Palud, au lieu-dit "La Colle de l'Olivier", où il y a un parking aménagé. Le sentier des pêcheurs plonge vers le fond du canyon. Il est rocailleux, parfois très pentu, et demande de l'attention. Dans une épingle à cheveux vers l'aval, nous continuons tout droit sur un sentier plus étroit jusqu'au bord de la rivière, au "gué de Mayreste". Pas de gué évident aujourd'hui. Après quelques jours de fortes pluies, l'eau est couleur mastic et le débit est conséquent. Nous ne trouvons que la pile de la passerelle ruinée de Mayreste.

    Verdon : le sentier des pêcheurs

     

    Peu après le début du sentier : on découvre la rivièreAu virage, vue vers l'amont et le gué de Mayreste

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Un gué??? où?Les restes de la passerelle de Mayreste

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Nous revenons sur nos pas pour redescendre vers la rivière sur le sentier des pêcheurs. Aujourd'hui, pas question de marcher dans le lit, il faut rester sur le sentier. Une solide barre métallique apporte de l'aide dans un court passage rocheux.

    Sur la rive du VerdonLe passage rocheux assuré par cette solide barre

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Nous continuons ainsi jusqu'à la partie basse des cascades de Saint-Maurin. Un regard vers l'aval nous montre le Verdon dans sa couleur habituelle, dans les gorges du Galetas.

    La cascade basseVue vers l'aval. Sur la droite, la mousse (sèche) qui couvre les rochers montre qu'en période plus arrosée la cascade a une bien plus grande extension.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Par le sentier, parfois malcommode et inondé, nous montons alors au Pré de Saint-Maurin, en contrebas de la maison forestière éponyme. C'est un plateau bien horizontal à l'étendue étonnante dans ce relief escarpé. Sa verdure est propice au pique-nique, et  nous ne manquons pas d'en profiter.

    Avant le Pré de saint-Maurin, vue vers l'amont : on voit clairement la séparation des deux masses d'eau, de la rivière et du lacLe pré de Saint-Maurin

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    En quelques pas nous rejoignons la route, que nous remontons sur une cinquantaine de mètres pour prendre sur notre gauche le sentier balisé qui parcourt la réserve de Saint-Maurin. Cette courte boucle nous amène devant les restes des habitations troglodytes taillées dans le tuf, puis au sommet et enfin au pied de l'imposante cascade haute de Saint-Maurin.

    La cascade haute de Saint-MaurinLa cascade haute de Saint-Maurin

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     Dans les prés inondés en aval de la cascade, nous trouvons le séneçon doria (Senecio doria, famille des astéracées), plante plutôt rare, mais localement abondante dans les lieux humides, reconnaissable entre autres caractères par sa grande taille (plus d'un mètre), ses feuilles entières et coriaces, et le petit nombre de fleurs périphériques ligulées (la "fleur" semble avoir peu de "pétales" ; pour les détails relatifs aux fleurs des astéracées,  voir ICI).

    Séneçon doria

    Nous retournons sur la route, que nous traversons pour prendre la branche "haute" du sentier des pêcheurs, qui, à flanc de canyon, avec pas mal de montées et de descentes, au milieu de la forêt, nous ramène à la Colle de l'Olivier après une dizaine de km et environ 600 m de dénivelé.

    Pour rentrer nous prenons le temps de passer par le plateau de Valensole, couvert de champs de lavande en fleurs, et nous arrivons à Toulon, les yeux pleins de belles images, vers 19 h.

    Les lavandes du plateau de Valensole

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  • Commentaires

    1
    charlier
    Jeudi 11 Août 2016 à 16:02

    ce seneçon fait penser au seneçon de Fush trés présent dans les hautes alpes

      • Vendredi 12 Août 2016 à 14:33

        C'est vrai, ces deux plantes sont très voisines : même port, même haute taille, fleurs jaunes peu ligulées en corymbes denses. Les différences les plus évidentes sont dans la taille des fleurs (les ligules sont plus courtes dans le s.doria que dans le s. ovatus ), ainsi que dans la morphologie et l'implantation des feuilles : dans le cas du s.doria, il existe des feuilles basales et la taille des feuilles diminue le long de la tige, alors que toutes les feuilles sont le long de la tige et sont de dimensions voisines pour le s.ovatus. Voir par exemple ICI  pour plus de détails.

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