• Vérignon, la Chapelle Notre-Dame de Liesse

    Vérignon est le plus petit village du Var (10 habitants en 2015). C'est le départ de randonnées vers la crête qui, au Sud du village, entre les chapelles Notre-Dame de Liesse et Saint-Priest, domine de ses quelque mille mètres d'altitude une bonne partie du département. Ces circuits traversent les bois du Défens, qui, outre une chênaie réputée, abritent plusieurs pépites botaniques et notamment des stations de pivoines sauvages. Ces fleurs magnifiques s'épanouissent là début Mai. Il est donc temps de leur rendre visite. Et puis, quelle meilleure destination qu'un lieu nommé Notre-Dame de Liesse pour affirmer notre joie de retrouver la liberté de déplacement ? 

    En ce Dimanche matin, de bonne heure, il n'y a aucune circulation et nous arrivons assez vite à Vérignon. Depuis Tourtour la route traverse un paysage de prairies et de forêts d'un vert printanier et montagnard qui contraste avec l'ambiance littorale de nos dernières sorties.

     

    Vérignon, la Chapelle Notre-Dame de Liesse

    Délaissant les itinéraires de montée habituels c'est en zigzagant dans les bois du Défens , à la recherche de nos fleurs favorites, que nous rejoignons le sentier de crête.

    Un chêne majestueux au départ de la baladeLa Chapelle du village

     

     

     

     

     

     

     

    Passer le pointeur sur les images pour voir les légendes. Cliquer sur les images pour les agrandir 

    Pendant la montée, vue vers le Nord , le château et le plan de CanjuersLe sentier sur la crête

     

     

     

     

     

     

     

    Ce sentier, bien tracé, avec peu de dénivelé, est très beau. Nous le parcourons sur environ 2 km, entre le pied de son point le plus haut (1076m) et la chapelle ND.  Par endroits , on domine directement la falaise et on a des vues magnifiques vers le Sud. L'atmosphère n'est pas assez claire pour que ces lointains apparaissent sur les photos, mais, sur place, on devine beaucoup de sommets varois : la Sauvette et Notre-Dame des Anges, la Loube et l'Amarron, les deux Bessillons, la Sainte-Baume, le Mont Aurélien et même la Sainte-Victoire. A nos pieds, la Montagne des Espiguières, qui nous cache Aups. Vers le Nord, l'horizon est le plus souvent barré par les flancs du Plan de Canjuers, mais, par endroits, on peut apercevoir les sommets du Verdon : Grand Margès, cime de Barbin, Mourre de Chanier, ...

    Panorama vers le NordPanorama vers le Sud-Ouest. Tout au fond, derrière les deux Bessillon, on devine à peine le Mont Aurélien et la Sainte Baume

     

     

     

     

     

     

     

     

    Panorama vers le Sud. En second plan, la montagne des Espiguières. Tout au fond, on devinait en direct les sommets des MauresVue vers le Sud-Est et le point culminant de la crête

     

     

     

     

     

     

    Un court raidillon amène au pied de la chapelle Notre-Dame de Liesse, humblissime édifice bâti au ras de la falaise dans un écrin de quelques pins sylvestres. Après sa visite le vent d'Est tempétueux nous en chasse pour chercher un peu plus bas une terrasse abritée, face au Sud, pour la pause pique-nique.

    Un tronçon du sentier particulièrement confortableNotre-Dame de Liesse

     

     

     

     

     

     

     

     

    Notre-Dame de LiesseNotre-Dame de Liesse

     

     

     

     

     

     

     

     

    Panorama vers l'Ouest depuis l'extrémité du promontoireLa Chapelle depuis notre coin de PN

     

     

     

     

     

     

     

    Pour le retour nous suivons un moment la piste et, quand la pente s'atténue nous rentrons dans les bois et c'est finalement en dehors de tout sentier que nous retrouvons le village.

    Bouquets de thym et genets d'Espagne colorent les bords de la pisteOn pénètre dans les bois

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    De temps en temps on tombe sur une touffe de pivoinesMais ce sont les narcisses qui sont omniprésents

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Comme on peut s'y attendre en ce moment, il y a une profusion de fleurs tout le long de cette balade. Dans la forêt, les narcisses des poètes et les polygales:

    Narcisses des poètesPolygale

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Les genets d'Espagne concentrés au bord des chemins et les coucous dont la plupart en fin de floraison :

    Genet d'EspagnePrimevère coucou

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Une espèce plus rare :  la fritillaire à involucre (Fritillaria involucrata, famille des liliacées). Son nom se rapporte aux trois feuilles qui constituent comme une collerette (involucre) entourant la fleur. A l'intérieur de la corolle, 6 glandes nectarifères pourpre foncé attirent le insectes pollinisateurs. 

    Fritillaire à involucre : détail des étamines et du pistilFritillaire à involucre

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Fritillaire à involucre

     

    Et pour terminer, la reine du jour, la pivoine officinale (Paeonia officinalis, famille des paeoniacées). Cette espèce est rare et protégée, sa cueillette est bien sûr interdite.  Bien cachés dans la forêt nous avons trouvé quelques exemplaires qui portaient encore les tiges des fleurs de l'an dernier, signe que les graines s'étaient normalement dispersées. Et nous avons aussi repéré des plantules de quelques centimètres, signe que certaines graines ont pu germer : constatation plus positive que le spectacle d'une tige fraîchement coupée par un vandale sur la seule touffe que nous avons vue au bord de la piste...

    Une touffe de pivoines particulièrement fournie

     

    PivoinePivoine

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    PivoinePivoines

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Pivoine

     

     

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  • Commentaires

    1
    François
    Lundi 10 Mai à 12:07

    Les pivoines, c'est comme les champignons, on ne dévoile pas ses coins...Superbes photos de ces fleurs.

    Il y a bien longtemps, j'avais passé la nuit à la belle étoile près de ND de Liesse: je m'étais réveillé au milieu d'un troupeau de moutons arrivé là au petit matin: beau souvenir pastoral et bucolique!

      • Mardi 11 Mai à 06:56

        Les bois du Défens, c'est déjà une belle indication. Je ne suis pas sûr que j'aurais été aussi précis pour un bon coin à champignons ...

    2
    Mardi 11 Mai à 09:43

    Encore un magnifique billet, avec de beaux paysages varois comme je les aime, et plein, plein de fleurs ! Hi hi hi, et moi aussi, je n'ai jamais dévoilé nos coins à champignons dans les Cévennes !!! Allez, bisous, bisous.

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